Nouvelle étape pour l'élue de Fouras


Sylvie Marcilly, déjà maire de Fouras et vice-présidente de la Communauté d'agglomération du Pays rochefortais, se présente dans le cadre des élections européennes aux côtés d'Élisabeth Morin, ex-présidente de région sur la liste divers droite de Christophe Béchu, président du Conseil général du Maine-et-Loire. Elle évoque son engagement.

Qu'est-ce qui vous a amené à cette candidature ?




Avec un père d'origine italienne et une mère née en Allemagne, je me sens profondément européenne. Et puis j'ai la volonté également de m'engager pour mes enfants, pour nos enfants.

L'Europe, c'est une idée floue pour beaucoup de monde.

Je sais, pourtant ce n'est jamais si loin qu'on l'imagine. Même si nous n'en avons pas une perception directe, cela nous touche très souvent dans notre quotidien. Face à la crise qui est venue des États-Unis, je suis persuadée que notre statut européen et que notre monnaie forte, l'euro, nous a permis de nous en sortir mieux que les autres. L'Europe doit être une force politique importante.

L'Europe c'est pour beaucoup un monstre technocratique.

Il faut lutter contre cette idée. Ce n'est pas en dénonçant que l'on peut faire avancer les choses, c'est justement en s'y intéressant, en prenant part au débat, en votant que l'on peut peser. J'ai compris en tant que chef d'entreprise combien cela simplifiait certaines démarches commerciales d'appartenir à l'Europe. C'est l'avenir de la France.

Vous êtes très proche de l'UMP, mais votre liste s'affiche divers droite.

Nous sommes majoritairement UMP, mais nous avons aussi avec nous un membre de la gauche moderne, un radical, des membres du Nouveau Centre, des républicains sociaux. Nous avons des points de vue quelquefois un peu différents, mais nous sommes riches de ce dialogue, c'est une excellente chose.

On va vous reprocher de vous éloigner de Fouras.

Cela ne change rien, je suis toujours le maire de Fouras et la priorité dans mon travail reste ma ville. Une fois encore, l'Europe ce n'est pas loin et l'on peut oeuvrer sur ces deux niveaux sans que cela pose un problème.

Fouras en vitrine sur le web

Le temps a fait souffrir le site fouras.net. Au point de le laisser, si ce n'est totalement à l'abandon, du moins totalement endormi. Triste constat pour une ville qui pourrait prétendre accueillir autant de visiteurs virtuels que réels du fait de son statut de station balnéaire.

La nouvelle équipe municipale a vite repris ce dossier en main et a confié au conseiller Dimitri Poursine, spécialiste en la matière, le soin de redonner du sens à la vitrine numérique de la ville.

C'est chose faite : le nouveau site a ouvert le 15 mars dernier. Mais l'élu ne tire pas pour autant la couverture à lui. « J'ai coordonné mais toute l'équipe municipale a travaillé. C'est en commun que nous avons établi le cahier des charges, le plan du site, les contacts multiples », précise-t-il.

Le choix de Dimitri Poursine ne doit cependant rien au hasard : « C'est vrai que c'est mon travail, mais là je suis intervenu totalement bénévolement, en interne et par passion, pour ma commune. »

Charte graphique

La vie de Fouras, vie associative, tourisme, loisirs, économie locale, enfance-jeunesse, les grands titres permettent ensuite de naviguer plus finement au fil de dizaines de pages. Un site qui se veut le plus interactif possible, au plus proche aussi des demandes des visiteurs. C'est ainsi que l'on peut laisser un message directement à Sylvie Marcilly, maire de la commune, et ce en toute confidentialité. Contact qui peut s'établir également avec l'Office du tourisme ou les campings, les vacances n'étant jamais très loin lorsque l'on évoque la presqu'île.

« Nous nous rapprochons de la charte graphique de la ville, avec des couleurs vives, attrayantes, et le club photo de Fouras nous a considérablement aidés en nous fournissant de très bons clichés », ajoute encore Dimitri Poursine.

Un site qui va très vite évoluer comme pour rattraper un peu mieux encore le temps perdu. Une newsletter et une visite virtuelle - à 360° - devraient très bientôt le rendre encore plus attractif.

Son succès conforte d'ores et déjà ses créateurs : près de 400 visiteurs par jour, entre 75 et 100 000 pages vues chaque mois, trois fois plus qu'avant la mue de mars.





le texe non voyant