L'île d'Aix avant l'exil
L'île d'Aix avant l'exilAvant son départ pour Sainte-Hélène, Napoléon a séjourné sur l'île d'Aix du 8 au 15 juillet 1815. "Les Amis Belges de l'Empire", après avoir participé à la reconstitution de la défaite de Waterloo, sont venus à Aix en tenue de "grognards" rendre hommage à leur Empereur et visiter le musée qui lui est consacré. Un reportage d'Aliénor Malbosc et Elian Monteiro Da Silva.
Le chantier de l'hôpital en deuil
ROCHEFORT. --Deux ouvriers du chantier de construction de l'hôpital sont décédés hier. Ils sont tombés d'une nacelle
C'était quasiment l'heure de la débauche, hier, sur le chantier de construction du futur hôpital de Rochefort lorsque soudain le tragique accident s'est produit. Deux hommes sont tombés d'une nacelle. Une chute d'environ 18 mètres. L'un est mort sur le coup. Son collègue non, mais il n'a pas pu être réanimé.
Ces deux ouvriers originaires du nord de la Charente-Maritime, respectivement âgés de 49 et 52 ans, étaient en train de fixer des fenêtres. Selon les premières constatations, et sans que l'on sache exactement dans quelles conditions, la nacelle se serait désolidarisée de son support. Les deux hommes ont basculé.
Enquête. Tout de suite le directeur de l'hôpital, Pierrick Dieumegard s'est rendu sur les lieux. Le commissaire de police, plusieurs enquêteurs ainsi que le procureur, Pierre Arnaudin, se sont évidemment déplacés.
Pierre Arnaudin a annoncé l'ouverture d'une enquête. Il s'agit de définir les circonstances exactes de cet accident. Des prélèvements, des relevés divers ont été effectués dès hier soir. Aujourd'hui, les auditions s'enchaîneront et les corps des victimes seront examinés par un médecin légiste.
Poursuite du chantier. Le procureur a également précisé que le chantier ne serait interrompu que dans la partie où se trouvait la nacelle. A son avis, c'est suffisant. Ailleurs, le travail se poursuivra. Avec sûrement moins d'entrain. Le maire de Rochefort, Bernard Grasset est venu sur le site dès son retour de Poitiers. Il a exprimé sa tristesse : « C'est consternant. D'autant que ce chantier qui dure depuis deux ans était jusqu'à présent exemplaire. Aucun accident du travail sérieux ne s'était produit ».
Sur ce chantier, à Béligon, quelque 150 personnes travaillent actuellement. De nombreuses entreprises interviennent et également beaucoup de sous-traitants.
La clinique Pujos sert de plateau de tournage
TOURNAGE D'UN FILM. --Samedi matin, les camions garés devant la clinique Pujos et le gros projecteur perché sur un échafaudage n'auront échappé à personne : on tournait un téléfilm avec Fanny Cottençon
" S & L " : des petits panneaux orange fluo avaient été installés en ville samedi matin. Un mariage entre Sabine et Laurent ou Sandrine et Lionel, peut-être ? La projection de « Sailor et Lula » dans le cadre d'un Cinésites ! Point du tout. C'était la société de tournage Son et lumière qui débarquait de Paris pour tourner un film !
Encore à la clinique ! Et, comme voici quelques mois pour le tournage du téléfilm « la Mort dans l'île », les professionnels de l'audiovisuel avaient encore élu domicile à la clinique Pujos.
« Ce n'est jamais évident de trouver une clinique qui accepte des équipes de tournage et Pujos est toujours partante. Voilà pourquoi on vient ici », dit-on à la production. Joli coup de pub pour la clinique en tout cas. Samedi matin, il s'agissait encore d'un téléfilm pour France 2, réalisée par Joëlle Goron, ancienne chroniqueuse de « Frou-frou », émission animée par Christine Bravo.
Avec Fanny Cottençon.Dans « De mère en fille », Fanny Cottençon tient le premier rôle, tandis que Julie-Marie Parmentier joue celui de la fille. Tourné principalement à La Rochelle et sur l'île de Ré, le film sera certainement diffusé sur la chaîne publique en fin d'année.
Le tournage dure jusqu'à vendredi avec une partie des figurants et des techniciens de Charente-Maritime et un régisseur général rochelais, en la personne de Denis Gougeon.
« Quelques surprises »
--Sylvie Marcilly, élue en mars dernier, évoque ses premières semaines à la tête de la commune. Et ses priorités
| |
Après environ deux mois à la tête du Conseil municipal de Fouras, Sylvie Marcilly a accepté de livrer ses premières impressions.
« Sud-Ouest ». Comment vivez-vous cette nouvelle responsabilité ?
Sylvie Marcilly. Eh bien, écoutez, tout d'abord, je suis très satisfaite de mon équipe. Chacun sait faire la part des choses et sait prendre la mesure des dossiers. Ce n'est pas une surprise puisque je les connais et je savais ce qu'ils pouvaient faire. Je suis très heureuse dans cette activité et satisfaite de mes choix humains.
Le budget, c'est la base de toute réflexion. Comment analysez-vous celui de Fouras ?
Notre préoccupation, c'est la place de la masse salariale, elle représente 65 % de notre budget. On crève tous les plafonds. Il n'est pas question de licencier ; aussi, avons-nous lancé un audit interne afin de mieux gérer l'existant. Il faut tout reprendre à zéro, s'interroger sur des reclassements ou l'utilité de certains postes. Ils sont étudiés un par un. Il faut savoir que nous employons 94 personnes toute l'année, auxquelles s'ajoutent 50 saisonniers, l'été.
Fouras a un double fonctionnement, hiver et été, cela nécessite de faire face à des surplus d'activité ?
Absolument, c'est pourquoi je parle de réorganisation pour plus d'efficacité. D'ailleurs, nous avons des infrastructures souvent vieillissantes qui nécessitent un gros entretien. Nous réfléchissons, aussi, à des systèmes permettant de limiter les interventions humaines, avec des matériaux plus résistants, par exemple pour le bord de mer.
À ce propos, quels sont les principaux chantiers en cours ?
Le plus important, c'est, bien sûr, celui de la place Carnot. Les premiers coups de pioche seront donnés fin 2009. Il va falloir encore patienter un peu. Parmi les urgences, il y a le rond-point du Trop-Tôt- Venu qu'il a fallu modifier : il était trop petit et un camion et un bus ne pouvaient pas se croiser ! Nous avons également un problème à résoudre dans le marais avec une route qui s'est effondrée ; nous travaillons en collaboration avec l'Unima (Union des marais) pour trouver une solution le plus rapidement possible.
À ce propos, nous reprenons à zéro le Plan local d'urbanisme (PLU), qui n'avait pas avancé et qui nous permettra, entre autres, de préempter certains commerces de centre-ville lorsqu'ils seront en vente. Nous aurons, ainsi, une vision à plus long terme du centre-ville et de son développement possible. Nous souhaitons également revoir les abords de la plage sud et ce dès la fin de la saison.
Vous avez dénoncé, lors du dernier Conseil municipal, des travaux réalisés sans autorisation au camping de l'Espérance ?
Oui, nous ne voulons pas assumer la seule responsabilité des erreurs de nos prédécesseurs. Nous travaillons sur la remise aux normes de cet établissement qui a été effectivement agrandi sans autorisation, juste un accord verbal. Mais nous avons eu d'autres surprises. Beaucoup des concessions municipales, les locaux mis à disposition des commerçants ou des campings par exemple, ne sont pas à jour. Il faut tout revoir.
Qu'en est-il de l'installation des pompiers ? Vous aviez parlé de ce dossier avant les élections.
Eh bien, nous sommes en attente d'une proposition du SDIS (Service départemental d'incendie et de secours), nous sommes en contact mais nous n'avons rien de plus pour l'instant.
Vous avez également beaucoup insisté sur l'animation de la presqu'île ?
Oui, nous réactivons la Fête de la musique, le 21 juin, avec trois podiums qui seront disposés en centre-ville et sur le front de mer. Nous allons également proposer deux feux d'artifice et deux bals, le 14 juillet et le 15 août. Entre autres choses. Et puis, nous nous associons à l'île d'Aix, qui avait déjà été sollicitée pour un jumelage supplémentaire, cette fois avec l'île d'Elbe (Italie) qui partage avec nous le souvenir de Napoléon. Nous voulions ouvrir le jumelage à l'étranger depuis longtemps. Nous n'oublions pas non plus les pays anglo-saxons, ce n'est qu'un début.







