Débat sur le budget
Le budget primitif constituait le coeur des débats du Conseil municipal ce jeudi. Yann Berret pour l'opposition dira à plusieurs reprises sa déception de ne pas avoir été associé à l'élaboration de ce dossier et présentera d'ailleurs des avenants comme l'autorise la loi.
Sylvie Marcilly et son adjoint aux finances, Christian Donadello, reconnaîtront volontiers avoir eu quelques soucis pour boucler le document, expliquant ainsi leur manque de concertation.
« C'était notre premier budget mais, vous avez raison, il faut nous pencher sur le suivant dès septembre prochain et vous y aurez votre part », dira Sylvie Marcilly.
Quelques chiffres clés
5 808 182 euros pour le fonctionnement, 2 771 200 euros pour la section investissement. Près de 2 600 000 euros seront consacrés aux travaux, fort de l'Aiguille, rénovation de la gendarmerie, place Carnot, etc.
La première magistrate insistera comme elle l'a déjà fait par le passé sur les nécessaires économies réalisées notamment sur les charges de personnel et sur la stabilité apportée au budget de manière plus globale. Bonne nouvelle, les taux d'imposition resteront inchangés en 2009, effet positif de la crise.
« Les ménages la ressentent déjà suffisamment », dira Sylvie Marcilly.
Ce qui amènera les élus à évoquer la suppression possible de la taxe professionnelle susceptible de conduire à la création d'une nouvelle taxe par la communauté d'agglomération du Pays rochefortais, inquiétude commune de toute évidence à l'ensemble du Conseil municipal.
Pas d'espaces commerciaux
Yann Berret et Chantal Drouaud, forts du dépôt de leur amendement, auront lancé la discussion sur d'autres problématiques : étude sur la faisabilité d'un port de plaisance, accessibilité des personnes handicapées à la salle du Conseil municipal, voire à la mairie dans son ensemble, disparition de deux espaces commerciaux dans le dossier de la restructuration de la place Carnot.
Sur ce dernier point, M. Fagot, adjoint chargé de l'urbanisme, a été catégorique, « nous n'avons plus de place, nous sommes coincés, nous avons dû supprimer deux bâtiments du projet initial. Ce n'est pas sur cet espace que nous pourrons nous développer ».
Sylvie Marcilly insistera de son côté. « C'est aussi un espace piéton, c'est ailleurs qu'il faut chercher », trouvant d'ailleurs dans cette remarque l'assentiment de Yann Berret.
Autant de questions reçues avec attention par les élus de la majorité qui, s'ils ne les incluront pas dans un budget proprement verrouillé, ont laissé entendre qu'ils ne les rejetaient pas sur le principe. À suivre par conséquent.
Travaux place Carnot
Un peu plus tard dans la soirée le permis de construire place Carnot sera officiellement lancé. Ce qui permettra de rappeler que cinq modules commerciaux seront recréés pour une surface de vente de 431 mètres carrés et un budget global de près de 1 900 000 d'euros hors taxes.
Peines confirmés pour le comité des fêtes
Cavalcade de Fouras et comité des fêtes : les peines ont été confirmées en appel
La cour d'appel de Poitiers a rendu hier ses arrêts dans les appels interjetés par la commune de Fouras, le Comité des fêtes de la ville et l'association de la Cavalcade de la Presqu'île, ainsi que par quatre responsables de ces associations, contre leurs condamnations par le tribunal de Rochefort pour organisation de loteries prohibées.
Les juges d'appel, qui avaient entendu les parties le 19 février dernier, ont confirmé les lourdes peines retenues en première instance. Il était reproché au Comité des fêtes et à l'association d'avoir, en 2005 et 2006, organisé des dizaines de lotos (109 exactement) dans une salle prêtée à dessein par la ville de Fouras. Les organisateurs avaient réalisé des chiffres d'affaires supérieurs à 800 000 € en deux ans. C'est d'ailleurs pour tenter de limiter l'énormité de l'entreprise en divisant les gains, que le Comité des fêtes avait créé l'association de la Cavalcade. L'administration des douanes, puis le procureur de la République avaient estimé que le nombre de manifestations organisées pour remplir les caisses du Comité des fêtes outrepassait très largement la tolérance accordée aux associations en matière de loteries.
Sur le plan pénal, l'association de la Cavalcade, le Comité des fêtes et la commune devront payer chacun une amende de 5 000 €. Sur le plan fiscal, Edwige Bire, Michel Gauchou, Albert Plaire et Jean-Bernard Salanier, responsables légaux des associations, sont condamnés à trois amendes de 100 €. C'est pour l'association de la Cavalcade et le Comité des fêtes que l'addition est la plus lourde puisqu'ils sont condamnés respectivement à des amendes fiscales de 194 482 et 286 938 euros.
Auteur : Vincent Buche
Communiqué de l’industrie du divertissement de masse

Voici à gros traits le principe de la loi HADOPI La police privée des "ayants-droits" arpente Internet et relève sur les réseaux P2P les adresses IP des méchants vilains pirates et la liste des fichiers que ceux-ci "mettent à disposition". Comme dans toute bonne démocratie, les "ayant-droits" sont ici à la fois "victimes", enquêteurs, huissiers, flics et plaignants.
Leur constat a force de preuve.
Monsieur Mouduglan a son ordinateur dans le salon, à côté de la Machinbox, à laquelle il est connecté par un câble Ethernet. Il ne panne rien à l'informatique ou à Internet, il se contente de voter les lois qui en régissent le fonctionnement. D'ailleurs, c'est son fils Emulator qui a installé tout le réseau informatique à la maison, heureusement. Monsieur Mouduglan se sert de son ordinateur principalement pour échanger des mails avec ses copains de l'assemblée, rédiger des projets de lois, lire Le Figaro en ligne et de temps en temps, quand Madame et les gosses sont chez les grands-parents, surfer d'une seule main sur quelques sites porno, ce qu'il ne fera plus quand il aura peur du logiciel de filtrage qu'il aura le premier installé sur sa machine (avec l'aide d'Emulator, parce que c'est quand même compliqué !).
Il ne fait rien de mal, et demande juste à Emulator de lui passer 2 ou 3 films pompés en DIVX chaque semaine sur une clé USB, pour son portable et les longues heures dans le TGV pour aller à Paris.Madame Mouduglan, elle, utilise l'ordinateur pour faire ses courses chez OOtruc, a commandé chez Amazon les 3 derniers CD de musique achetés par toute la famille au cours des 5 dernières années, et a MSN pour papoter avec ses copines. Elle traîne aussi sur quelques sites de rencontres quand monsieur Mouduglan est à l'assemblée.Emulator, 15 ans, est lui un méchant pirate. Il a dans sa chambre bordélique un ordinateur tuné de la mort, connecté au salon par deux adaptateurs CPL 200 mégabits, il utilise GNU/Linux (qui roxxx) parce que Windows ça pue c'est pas libre et il a sur ses 4 disques durs d'un Téra chaque une collection de musique et de films à faire pâlir Pascal Nègre, qu'il partage bien entendu, parce que c'est un brave garçon, avec le reste du monde. Il a configuré pour cela le port forwarding qui va bien sur la Machinbox du salon. Sa soeur Piratella a un portable sous Windows (elle n'a pas encore vu la Lumière) connecté en Wi-Fi sur la Machinbox du salon. Elle pompe allègrement en P2P tous les trucs dont elle parle sur MSN avec ses copines et même d'autres qu'elle n'écoutera jamais, mais ça va en fait souvent plus vite d'aller les chercher directement sur le disque dur de son frère vu qu'ils y sont déjà. Les deux d'jeunz branchent aussi sur le Ternet la Wii, la PS3 et quelques autres machins. On peut pas faire tourner le logiciel de filtrage HADOPI sur ces trucs, mais on peut quand même y faire tourner des jeux cr4ck3s et télécharger des trucs, grâce à la mod qui va bien, décrite en détail sur tous les bons sites.Dans la famille, il y a donc branchés à Internet l'ordinateur de papa, des fois le portable de papa (en Wi-Fi), l'ordinateur de la Morkitu d'Emulator en CPL, le portable de Piratella en Wi-Fi, plus une paire de consoles de jeu.
Tout ça avec une seule adresse IP, vu de l'extérieur pour Monsieur HADOPI, il est impossible de déterminer si on a affaire à une seule machine ou à quinze.
Les machines sous Windows pourraient faire tourner le logiciel de filtrage HADOPI, mais en fait seul l'ordinateur de monsieur Mouduglan, dans le salon, le fait effectivement. Il a bien essayé de l'installer sur son portable, mais ça ne marchait pas avec la connexion Internet de l'assemblée, il a du le désinstaller. Et pour le portable de Piratella, Emulator lui a expliqué qu'on s'en bat les couilles.
Il est maintenant, d'un point de vue technique, amusant de constater que, sur un tel réseau, l'ordinateur de Monsieur Mouduglan, dans le salon, ne voit pas le trafic des autres machines : il est le seul connecté par un câble Ethernet à la Machinbox, les autres machines, soit en Wi-Fi soit en CPL, sont sur d'autres pattes du switch. L'ordinateur "bout filtre" de Monsieur Mouduglan ne peut donc ni filtrer, ni contrôler, ni cafter le trafic d'Emulator ou de Piratella.
Emulator a depuis longtemps sur son ordi un firewall de la mort pour parer à la très improbable curiosité de papa et à toutes les merdouilles qui voudraient se connecter à sa machine et dont il ne veut pas - comme les serveurs de la police privée des ayants-droits par exemple, vu que la liste de leurs adresses IP est publiée chaque semaine dans tous les forums. Et comme il n'est pas chien, il a installé le même genre de truc sur le portable de Piratella.
Donc les différents ordinateurs de la baraque ne voient pas les uns ce que font les autres, mais tous causent avec l'extérieur, et qu'est-ce qu'on voit de l'extérieur ? UNE adresse IP qui fait tourner le logiciel de filtrage HADOPI qui met l'abonné à l'abri de toute poursuite. Car il tourne sur l'ordinateur de papa. Ben ouais quoi.
Bien sûr, la police privée des ayants-droits relèvera à force, sur cette adresse IP, des infractions à la tétrapelle, mais Joker !, les serveurs de l'HADOPI auront la preuve que "l'abonné", à cet instant là, faisait tourner le logiciel de filtrage qui l'innocente. On ne peut donc pas lui chercher de poux dans la tête, à ce brave monsieur Mouduglan, ni au reste de sa famille bien sûr.
UN abonné, UNE connexion, UNE adresse IP, UN logiciel à la mords-moi-le-noeud, il est en règle ! Suffit que l'ordinateur de papa soit allumé.
Et comme Emulator a la culture du partage, il aura tôt fait de rédiger un tuto pour expliquer cette bonne blague à la planète entière ; dans son élan il expliquera même comment faire ça avec une seule machine si on veut, en enfermant le logiciel de filtrage HAHAHA ! -DOPI dans le petit bac à sable d'une machine virtuelle complètement isolée de l'endroit où les choses intéressantes se passent.
Elle est pas belle la vie ?
Le casino bientôt en travaux ?

Pour le casino de Fouras, la crise n'a, certes, rien arrangé mais le mal est plus profond et il s'est installé depuis longtemps au sein de l'établissement de jeu de la presqu'île, qui ne manque pourtant pas d'atouts.
« Depuis 1992, nous n'avons pas évolué. Alors que tout le monde autour de nous s'est embelli, voire s'est créé, nous nous n'avons pas bougé », déplore Valérie Blondeau, la directrice.
Les travaux de cette année 2009 (pour 1 million d'euros) vont marquer un tournant dans la vie de la structure qui emploie entre 40 et 45 personnes selon la période. Cette fois, c'est l'ensemble, à l'exception de la salle de cinéma, qui est revu point par point. Agrandissement de la salle des machines, de l'espace pub restauration, réhabilitation de l'ancienne discothèque (désormais salle de réception), et, dès l'extérieur, réfection totale de la terrasse qui joue un rôle important dans l'accueil des clients, notamment aux beaux jours.
« Faire peau neuve est une nécessité absolue pour nous mais aussi pour la station. Il faut, entre autres, que nous ayons plus de machines à sous, des 1 centime notamment. Notre dossier passe très prochainement en commission ».
Durant les travaux, l'activité continuera sept jours sur sept dans des conditions un peu difficiles. En saison, le casino devient un lieu d'animation permanent avec quatre soirs d'animation par semaine. La municipalité ne s'y est pas trompée, qui a décidé de reverser 60 000 euros du compte 471, habituellement destiné à améliorer les abords de l'établissement, et qui viendront cette fois abonder le budget consacré à la rénovation.
« Nous avons l'entier soutien des élus, ils savent ce que nous apportons à la station. La municipalité veut bouger, nous aussi, nous allons dans le même sens. »
Ça va bouger sur la presqu’île
Mercredi 04 Mars 2009
PAYS ROCHEFORTAIS. Fouras s'était endormie sur ses lauriers. Mais les nouveaux aménagements programmés, dont certains sont déjà lancés, devraient réveiller cette station balnéaire

Le futur espace Carnot. Les travaux débutent en septembre
Les Fourasins vivent comme une injustice le dynamisme de Châtelaillon dont ils pensent que le potentiel est pourtant moindre que celui de leur commune. D'ailleurs, se plaisent-ils à rappeler, voilà encore 25 ans, Châtelaillon ne pouvait pas rivaliser.
Il est vrai que Fouras a spontanément du talent. Mais encore faut-il le cultiver pour que cette station balnéaire du Pays rochefortais, située à quelques encablures de l'île d'Aix, redore un blason un peu terni au fil du temps.
C'est l'objectif de Sylvie Marcilly, maire UMP depuis mars 2008. Consciente d'avoir été élue pour lancer des projets et pour donner un coup d'accélérateur à ceux qui étaient prévus mais ne se concrétisaient pas, elle agit.
Plage sud
Les travaux d'embellissement du secteur sud démarrent ce mois-ci. La première tranche devrait être achevée en juin. Il s'agit dans un premier temps de restructurer complètement les abords de la plage sud : véritable promenade, éclairage, revégétalisation avec notamment des plantes qui filtreront les eaux pluviales pour que les rejets en mer ne soient plus polluants. Voilà un des projets très visibles qui va lancer la rénovation plus globale et nécessaire de la commune.
L'enjeu est double, voire triple : dynamiser l'activité toute l'année, développer le tourisme (dont le tourisme d'affaires), accueillir de nouveaux habitants tout en maintenant la population existante dans sa diversité : des ostréiculteurs aux habitants des résidences secondaires en passant par ceux qui travaillent dans la commune et les autres qui y dorment mais exercent leur métier ailleurs.
Place Carnot
Le front de mer ouest va aussi bénéficier d'une rénovation en 2010 mais dès septembre 2009 l'espace Carnot dans sa configuration actuelle sera rayé de la carte. Pour ce lieu, passage naturel entre bourg et mer, le cabinet Coutier a dessiné un joli projet avec une architecture sobre, des revêtements de sol modernes et confortables. Les boutiques peu esthétiques vont disparaître pour renaître au sein d'une grande maison en bois La Mascotte dont l'intérieur sera très coloré, acidulé même. L'idée est de transformer ce vilain endroit en belle promenade où l'on peut s'arrêter boire un verre, entre « sable et ville » selon l'expression de Sylvie Marcilly.
Ambiance village
La place en elle-même, les abords de l'église vont être revus. Là, il ne s'agit pas de casser mais simplement d'améliorer dans la continuité pour que l'ensemble soit cohérent. Les piétons auront désormais la priorité mais comme il n'est pas question d'interdire la circulation des voitures - la fameuse équation difficile à résoudre - le stationnement sera différemment organisé. Le but est de conserver « une ambiance village » avec les joueurs de boule, les gamins qui entrent et sortent de l'école, les gens qui vont à l'église, les promeneurs du dimanche et des vacances, le manège... etc. Quant au kiosque trop silencieux, il ne nécessite pas de réparation particulière mais il faut le faire vivre. L'équipe municipale a l'intention de le « ressusciter » en faisant venir des musiciens. Cet embellissement global devrait mettre en valeur le patrimoine de la station, en particulier ses belles demeures. Les séjours touristiques y seront plus agréables et la vie au quotidien également. A priori, c'est aussi la meilleure façon de séduire de nouveaux créateurs d'activité.
Logements sociaux
Dans un registre plus social, Sylvie Marcilly évoque le vieillissement des habitants impliquant la mise en place de service. « Pour les faire fonctionner, il faut une population active qui puisse se loger. Nous allons construire 18 logements sociaux, en location et en accession à la propriété, rue Dieu-me-garde. »
En effet, il n'est guère aisé de s'installer à Fouras. Les locations à l'année sont rares et le prix d'achat au m² reste relativement élevé. Les tarifs baissent mais peu même si le volume global de transactions a tendance à fléchir. Le marché porte essentiellement sur des résidences secondaires et les propriétaires qui envisagent de céder leurs biens ne sont pas forcément pressés.
Auteur : Marie-Claude Aristégui







