Réinventer le front de mer

Lundi 27 Octobre 2008

FOURAS. La majeure partie du front de mer va être refaite. Un dossier important initié par la précédente équipe municipale et poursuivi par le maire Sylvie Marcilly. Budget global : cinq millions d'euros






Sylvie Marcilly le reconnaît volontiers, le projet de requalification de l'espace Carnot constitue probablement le plus gros dossier de sa mandature. Si le processus avait été lancé par la précédente municipalité, son équipe a repris le bébé en main. C'est ainsi qu'une véritable percée va voir le jour, allant de la place Carnot jusqu'au front de mer ouest, rythmé par les rénovations ou reconstructions des zones publiques traversées.



« Le cabinet Coutier, chargé de l'étude, nous a fait comprendre que c'était un tout, et si le périmètre est clairement défini, il n'exclut pas de réfléchir à ses abords immédiats, comme les petites rues ou l'impasse du quartier de la Coue, par exemple », précise Mme le Maire.



Sept nouvelles boutiques.

Au départ de la place de la mairie et jusqu'à la mer, des matériaux seront utilisés au sol permettant de parfaitement identifier le parcours. S'y ajoutera le mobilier urbain, poubelles ou pots de fleurs, d'ores et déjà compris dans le projet.

Le kiosque sera conservé, de même que l'espace utilisé librement par les boulistes. Des arbres seront replantés et les sols aujourd'hui chaotiques revus.
La place Carnot constitue évidemment le coeur du projet. Tout l'existant sera rasé. Sept boutiques seront reconstruites, tandis que le manège sera conservé. Les commerces reconstruits seront tous différents et ouverts sur des couleurs attractives. Des containers enterrés pour la collecte des déchets et des plantes, capables de filtrer les eaux de ruissellement, vont donner une touche écolo à l'ensemble.

Les voitures, qui pourront toujours circuler sur le front de mer, devront cependant le contourner en période estivale afin de redonner au piéton toute sa place. Les stationnements devant la poste et le restaurant qui lui fait face seront maintenus, voire augmentés par la mise en place d'un système en épi.
Terrasses de bois.

D'autres arbres viendront relier deux espaces aujourd'hui séparés brutalement, le Bois Vert et l'esplanade des Sapinettes. Une aire de jeux pour les enfants trouvera sa place non loin de la salle de réunion des associations, près de la statue de Lenoir.

Si ces aménagements correspondent pratiquement point par point à l'idée qui en avait été présentée courant 2007, c'est la promenade du front de mer et la plage qui prennent une autre dimension.

« Nous allons installer des terrasses de bois en face de tous les bars et restaurants. Des talus naturels marqueront les espaces de circulation. Nous allons casser la descente actuelle, la remplacer par des gradins permettant de s'asseoir pour profiter de la vue ou des spectacles. S'y ajoutera une rampe pour les personnes à mobilité réduite. Et puis nous avons ajouté la création d'un bar d'ambiance à l'emplacement des locaux actuels de la SNSM, qui seront déplacés, et peut-être aussi un restaurant gastronomique de l'autre côté, ce qui suppose un décaissement de la promenade actuelle. »

Un programme extrêmement ambitieux, ce dont convient volontiers Sylvie Marcilly.
Objectif promenade.

« C'est un projet global qui doit à terme relier plage Ouest et plage Sud, dans une vaste zone de promenade belle et sécurisée. »
Quant aux questions qui ne manqueront pas de surgir sur le coût des travaux, elles ne l'affolent pas plus. « Nous avons le soutien du Conseil général, de la Communauté d'agglomération, du Conseil régional. La commune garde une capacité d'emprunt et, je m'y engage, il n'y aura pas d'augmentation des impôts ! »

L'élue préfère évoquer un cercle vertueux. « Tout ceci est fait pour attirer plus de monde, qui va consommer, des emplois seront créés, on remplira l'école,.. Nous ne nous dispersons pas, au contraire, il y a de la cohérence dans tout ce programme. »

En attendant, et dès les prochaines semaines, ce sont les abords du port Sud qui vont vivre une cure de jeunesse. Sans impliquer les mêmes dépenses, ces premiers coups de pioche donneront un avant-goût de ce qui attend le bord de mer.

La première phase de travaux (place du kiosque, place Carnot) est programmée de septembre 2009 à juin 2010. La seconde (front de mer) de 2010 à 2011. Le budget global approchera les 5 millions d'euros TTC.

(Sud-Ouest)



Vingt millions d'emplois en moins d'ici fin 2009



prévoit l'OIT



par Jonathan Lynn
GENEVE (Reuters) - Vingt millions d'emplois disparaîtront d'ici la fin 2009 en raison des conséquences de la crise financière, estime l'Organisation internationale du travail (OIT).

Les secteurs les plus touchés seront la construction, l'immobilier, les services financiers et l'automobile, précise l'OIT, qui s'appuie sur les projections du Fonds monétaire international.

Cinq radars de plus










Hier, au rond-point de Moulinveau à Saint-Jean-d'Angély. Le préfet Henri Masse était accompagné du colonel Olivier Courtet (à droite) pendant ce contrôle routier qui a duré quatre heures

Les récents accidents mortels (deux dans le sud du département dimanche soir et un jeudi matin à Massac) n'ont fait que renforcer la détermination du préfet de la Charente-Maritime, Henri Masse.
Un radar à Chaniers.

Présent hier midi à Saint-Jean-d'Angély, lors d'une opération de contrôle routier organisée dans le cadre de la Semaine de la sécurité routière, Henri Masse a voulu émettre un signal fort en annonçant : « Nous allons installer cinq radars fixes supplémentaires dans le département en 2009. » Dont un à Chaniers, près d'un passage à niveau reconnu à risques par Réseau Ferré Français.

Revenant sur la recrudescence du nombre des accidents mortels dans le département, il a martelé : « La situation est préoccupante, il faut que chacun retrouve un comportement citoyen au volant. »

Un axe très dangereux.
L'emplacement du contrôle routier à Saint-Jean relevait d'un choix bien pesé. « C'est sur cet axe Aytré-Surgères-Saint-Jean-d'Angély-Angoulême que se produisent le plus d'accidents mortels dans le département, avec les routes départementales 734 dans l'île d'Oléron et 728 entre Saintes et Marennes. »

Accompagné d'Olivier Courtet, colonel du groupement de gendarmerie départementale, le préfet a ensuite insisté sur l'origine de ces accidents : « Un tiers concerne des conducteurs de moins de 25 ans et un autre tiers concerne les deux roues. » Toujours stigmatisé : l'alcool « qui est à l'origine de 40 % des accidents mortels. »

53 infractions.
En quatre heures de présence au rond-point de Moulinveau, les gendarmes ont contrôlé 157 véhicules et relevé 53 infractions (38 pour excès de vitesse dont une rétention de permis de conduire à un jeune conducteur ayant été contrôlé à 134 km/h au lieu de 80; 5 pour non port de ceinture de sécurité et 4 pour usage de téléphone au volant).

Auteur : Philippe Brégowy








Ces rares docteurs


Hospitalisation. Près d'un sondé sur deux opte pour l'hôpital plutôt que la clinique parce qu'il est moins cher et plus facile d'accès pour lui

La région Poitou-Charentes et l'Agence régionale de l'hospitalisation ont présenté, lundi à Poitiers, les résultats de l'étude d'opinion qu'elles ont commandée à l'IFOP sur le thème : « Les habitants de Poitou-Charentes, l'offre de santé et l'accès aux soins ».

Bons et mauvais points.

Ce sondage laisse apparaître plusieurs éléments très positifs et deux gros points noirs : le manque cruel de médecins spécialistes et le sentiment de manquer des services nécessaires la nuit et plus encore le week-end.

Premier constat à tirer de cette étude : les Picto-Charentais ont, globalement, plutôt une opinion positive (à 89 %) de leurs hôpitaux et de leurs cliniques et, lorsqu'ils doivent y séjourner, en ressortent à 92 % satisfaits. Quatre sur cinq estiment que les établissements de soins de Poitou-Charentes sont équivalents à ceux des autres régions, voire meilleurs, sans qu'on sache très bien ce qui leur permet d'avoir une opinion sur le sujet.

Meilleure qualité en clinique.

Lorsqu'on leur demande où ils préféreraient être hospitalisés, les sondés répondent à 58 % à l'hôpital et à 30 % en clinique (36 % en Charente-Maritime). Mais cette préférence pour l'hôpital ne résulte pas toujours d'un réel choix. Près d'un sondé sur deux opte pour l'hôpital parce qu'il est moins cher et plus facile d'accès pour lui. Quand il est question de qualité de soins, c'est la clinique qui est plébiscitée (76 % de ceux qui choisissent la clinique citent ce critère, contre 57 % pour les partisans de l'hôpital) ; même chose pour la disponibilité du personnel (59 % contre 39 %) et plus encore pour le confort (40 % contre 11 %).

Mieux dans le nord de la Charente-Maritime.

Quand on leur parle de l'accès aux médecins, les Picto-Charentais grincent. 31 % d'entre eux estiment que le nombre de généralistes est insuffisant là où ils habitent mais, à 83 %, ils reconnaissent qu'ils peuvent consulter facilement (et même à 89 % dans le nord de la Charente-Maritime). L'affaire se gâte quand il est question des spécialistes. Trois sondés sur cinq jugent leur nombre insuffisant (50 % en Aunis et 55 % en Charente) et plus de deux sur trois indiquent avoir des difficultés à obtenir un rendez-vous. C'est dans le secteur La Rochelle - Rochefort que la situation est la moins mauvaise (41 % de satisfaits).

Insuffisant la nuit.

Quant à la réforme des gardes de nuit et de week-end, elle semble avoir fait pas mal de mécontents. 28 % des sondés estiment que le service de nuit est insuffi sant et 33 % disent la même chose pour les week-ends et les jours fériés. Ces chiffres grimpent de six points dans le sud-est de la Charente-Maritime (grosso modo la Saintonge) où, significativement, plus de trois sondés sur dix avouent s'être déjà rendus aux urgences de l'hôpital, faute de médecin de ville disponible.



Crise économique : ce qui s'est passé en 1929

1929-2009 même combat ? Alors que l'éclatement de la bulle des crédits semble se transformer en crise financière planétaire, le spectre du krach de 1929 plane sur les bourses mondiales. Retour sur ce précédent qui avait ébranlé le monde occidental.



Aux origines de la crise

 Le jour où tout a basculé

 La contagion bancaire

 La crise généralisée

 Le retour de la pauvreté

 L'économie bloquée

 L'Europe contaminée

 Le "New Deal"

 La fin du chômage ?

 Comment c'est reparti

Le vent est attendu

Vendredi 10 Octobre 2008

FOURAS. La troisième édition du Fort Boyard Windsurf Challenge aura lieu ce week-end, à la grande plage de Fouras



La plage de Fouras offrira un joli point de vue

Durant deux jours, la grande plage de Fouras va à nouveau vivre le grand frisson et, les organisateurs l'espèrent, le grand vent. Rendez-vous de fin de saison devenu incontournable, le Fort Boyard Windsurf Challenge sera ainsi lancé demain. Cette épreuve longue distance réunit sportifs professionnels et amateurs. Cette année, 200 véliplanchistes ont répondu présent.

Outre le grand champion Antoine Albeau, les amateurs retrouveront quelques pointures : Pierre Mortefon, Nicolas Warembourg, Jean-Baptiste Daniel. Chez les femmes, il faudra compter sur Charline Picon, suppléante de Faustine Merret lors des derniers JO à Pékin et étoile montante de la discipline.

Avec le Cercle Nautique.

Cette édition reprend les recettes des succès précédents, à l'exception de sa partie organisation. Ainsi, le Cercle Nautique Fourasin prend cette année le relais de l'école de voile, devenant le coordinateur des moyens engagés sur l'eau. À événement majeur, organisation rigoureuse : une centaine de personnes et 32 bateaux (dont 28 consacrés spécifiquement à la sécurité) seront mobilisés.

Pour un budget de 55 000 euros environ, le Pays rochefortais s'offre une belle occasion de faire sa promotion. Alain Burnet et Sylvie Marsilly, vice-présidents de la communauté d'agglomération, s'expriment à cette occasion d'une même voix : « C'est un événement populaire, pas élitiste, qui met en valeur le Pays rochefortais, destination nautique, avec une autre image que celle du patrimoine, une image sport et dynamisme. »

C'est aussi, après la saison d'été, un soutien économique non négligeable. Et en premier lieu pour Fouras, qui se mobilise en termes de personnel et de moyens techniques pour être à la hauteur des attentes.

Et le cocktail semble de plus en plus explosif puisque plus de 35 départements, y compris d'outre mer, seront représentés sur ce troisième plus gros rassemblement de windsurfeurs de l'année en France !

3 Au programme. Des animations gratuites seront proposées et un espace dépôt-vente sera tenu sur le front de mer (enregistrement du matériel le samedi matin). Samedi à 19 heures, au casino de Fouras, diffusion du film du record du monde de vitesse d'Antoine Albeau, commenté par le champion lui-même ; à 22 heures, concert avec le groupe En cours de root, suivi d'une soirée discothèque. Pour les petits, concours de châteaux de sable, à partir de 14 h 45, sur la grande plage.

D'ou vient tout cet argent ? ou "L'Argent Dette" de Paul Grignon

La dette des gouvernements, des entreprises et des ménages a atteint des proportions astronomiques et enfle de plus en plus démesurément de jour en jour.

D'ou vient tout cet argent ?

Comment peut-il y avoir TANT d'argent à prêter ?

La réponse est... qu'il n'y en a pas.

De nos jours, L'ARGENT S'EST FAIT DETTE.

S'il n'y avait PAS DE DETTE
Il n'y aurait PAS D'ARGENT

Si tout ceci vous laisse perplexe, rassurez-vous, vous n'êtes pas le seul ou la seule.
Très peu de gens comprennent ce système, même si nous sommes tous touchés.

Ce long métrage d'animation, dynamique et divertissant, de l'artiste et vidéographe Paul Grignon, explique les effets magiques mais pervers du SYSTEME ACTUEL D'ARGENT-DETTE dans des termes compréhensibles pour tous.


Voici, donc, la vidéo de Paul Grignon pour la première fois disponible avec une bande son française et textes en français !



"La 1ere partie me semble très intéressante et explique des mécanismes financiers que bon nombre d'entre nous ne connaissent pas forcement. Quant au final, chacun pensera ce qu'il voudra mais pour moi il est à laisser à l'entière responsabilité de l'auteur ..."

JM



L'Argent Dette de Paul Grignon (Money as Debt FR) from Bankster on Vimeo.

Les Bourses, un très bon baromètre de l'économie réelle


Mardi 07 Octobre 2008

Les Bourses mondiales ont longtemps bien résisté à la crise des subprimes. De mars 2007, date des premières défaillances aux Etats-Unis pour les établissements spécialisés dans les crédits immobiliers à risques, à début septembre 2008, l'indice Dow Jones n'avait abandonné que quelques pour cents.



L'aggravation de la tempête bancaire début septembre, avec la débâcle de Freddie Mac et Fannie Mae, puis d'AIG, suivies de la faillite de Lehman Brothers a fini par avoir raison des nerfs des opérateurs sur les marchés d'actions. Au cours des derniers jours, la crise bancaire a même pris des allures de krach boursier. Pour deux raisons.

Des gouvernements impuissants - La première raison est le sentiment d'impuissance donné par les gouvernements. Les Etats-Unis ont fini par adopter, après bien des péripéties, le plan Paulson dont la plupart des économistes soulignent les insuffisances. Les pays européens, de leur côté, s'entredéchirent sur les moyens d'endiguer la crise.

Cela ne fait qu'inquéter des investisseurs qui demandent avant tout à être rassurés, à retrouver confiance.

Une récession imminente - La deuxième raison – et la plus inquiétante – est que les Bourses, quoi qu'on en dise, restent un très bon baromètre de l'économie réelle. Le fait que celui-ci baisse aujourd'hui à toute vitesse semble indiquer qu'une grave dépression économique est en train de s'approcher. Les opérateurs sont de plus en plus convaincus que la crise financière va provoquer d'énormes dégâts économiques. Que non seulement l'Occident n'échappera pas à la récession mais qu'en plus celle-ci sera sévère.

Le secteur automobile commence déjà à vaciller sous le double choc de la baisse de la demande et de la pénurie de crédit. Et c'est toute l'économie, industrie et services, qui se retrouve menacée par les nouveaux développements de la déroute des subprimes.

C'est la crise financière qui explique l'extrême nervosité qui règne en ce moment sur les marchés boursiers. Mais c'est bien la crise économique et l'angoisse d'un avenir ressemblant à 1929 qui justifient leur chute des derniers jours.

Pierre-Antoine Delhommais


Le parc éolien brasse de l'air

Lundi 06 Octobre 2008

YVES. Le projet de parc éolien était évoqué devant la cour administrative d'appel de Bordeaux. Jugement dans un mois


Parc éolien. Le projet d'Yves semble aujourd'hui menacé photo dominique jullian

Les quatre futures (?) éoliennes d'Yves brassent l'air jusqu'à Bordeaux. La cour administrative d'appel s'est penchée à son tour sur le sujet, à la demande du ministère de l'Écologie qui ne veut toujours pas entendre parler de ce projet.

Petit rappel des faits. Patrick Chauvet, exploitant agricole, veut faire pousser sur ses terres quatre éoliennes d'une puissance totale de 12 MW. En décembre 2005, le préfet de la Charente-Maritime lui dit non. Ces quatre pylônes de 116 mètres de hauteur, à moins de deux kilomètres du rivage, feraient tache dans le paysage des marais de Voutron.

Mais tel n'est pas l'avis du tribunal administratif de Poitiers qui, quelques mois plus tard, annule le refus préfectoral. À ses yeux, le paysage ne présente pas de grand intérêt environnemental.

« Le refus était fondé ».

La cour administrative d'appel, donc, tranchera dans un mois. Mardi dernier, jour de l'audience, le commissaire du gouvernement a fait siens les arguments du préfet : « Nous sommes bien là dans les marais de Rochefort, un paysage naturel particulier comme on en trouve peu en France, et qui serait fortement impacté par le parc éolien ». Conclusion : le refus préfectoral est fondé.

Le magistrat a, toutefois, reconnu combien « l'atteinte au paysage est une appréciation délicate et subjective ». La cour d'appel, qui suit généralement ses avis, pourrait, cette fois, ne pas partager sa vision des choses.

Pierre-Marie Lemaire



Rochefort en piste

AÉROPORT. Dominique Bussereau l'a confirmé hier : Saint-Agnant accueillera bien la future plateforme départementale


Saint-Agnant. L'aéroport bénéficiera d'une mise à niveau de ses équipements

«La messe est dite depuis longtemps, il y a un total consensus politique sur ce projet », a tranché, hier soir, Dominique Bussereau à La Rochelle, en marge de son intervention de clôture du congrès de l'Association des aéroports francophones. Le président du Conseil général a donc mis un terme aux nombreuses interrogations planant sur l'avenir du site rochelais.

« L'aéroport de La Rochelle a des atouts, il est bien situé, mais il est dans un environnement urbain, à proximité du port qui a besoin d'espace pour se développer, et l'extension de sa piste est bloquée par le bois de la Faucherie, justifie-t-il. Or, nous devons préserver nos capacités de développement et garantir l'accueil des compagnies low-cost, qui utiliseront de plus en plus des avions plus lourds, type A 320, ou Boeing 737 ». Rochefort Saint-Agnant absorbera donc à terme l'ensemble de ce trafic, qui représente aujourd'hui 220 000 passagers.

La date de ce déménagement de La Rochelle vers Rochefort n'est pas fixée : « On ne va pas arrêter quelque chose qui marche bien pour le plaisir, précise Dominique Bussereau. Il faudra remplir deux conditions : accroître les équipements aéronautiques de Rochefort et, par ailleurs, assurer une parfaite desserte entre La Rochelle et Saint-Agnant, pour faire en sorte qu'un Rochelais mette trente minutes pour rejoindre Saint-Agnant ».

Trente minutes de La Rochelle.

Une réponse mot pour mot et à la minute près à la condition sine qua non posée encore avant-hier par le président de la Communauté d'agglomération rochelaise, Maxime Bono : « Nous sommes prêts à étudier tous les scénarios, affirmait-il en substance, mais il faudra que l'aéroport reste dans un rayon de trente minutes de La Rochelle ». Ce timing très précis impose naturellement une nouvelle infrastructure routière pour contourner Rochefort. « J'attends les résultats des études concernant le barreau routier de contournement », précise Dominique Bussereau.

Il faudra tout de même patienter pour connaître le coût et le calendrier des opérations : même si l'ILS (l'aide à l'atterrissage tout temps) équipe désormais la piste rochefortaise, les investissements à consentir pour mettre à niveau le futur aéroport départemental, et pour aménager cette desserte rapide, s'annoncent assez conséquents. « Avec cet aéroport, avec le TGV Niort-La Rochelle bientôt à 220 km/h, avec la future ligne à grande vitesse (LGV) entre Paris et les destinations du sud, c'est une carte des transports totalement renouvelée qui s'annonce », se félicite Dominique Bussereau. Il n'est pas sûr que la CCI rochelaise, notamment, partage cet enthousiasme.

Auteur : Christophe Galichon

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